Histoire de l'Afrique

Tout peuple possède ses propres Humanités Classiques qui contribuent à forger son identité culturelle et sa vision de son destin. L’étude de celles-ci englobe l’examen méthodologique de la production scientifique, technique, littéraire, philosophique et artistique de ses ancêtres les plus lointains, sans oublier le domaine des Sciences Sociales ( us et coutumes, spiritualité, cultures et traditions ).

« Sans de puissantes racines, aucun arbre ne peut tenir debout », dit un proverbe africain, qui nous rappelle d’ailleurs que « l’homme aussi ». Les notions de repères historiques et de continuité historique sont donc essentielles dans la formation conscience historique des individus ( recul de l’aliénation culturelle ).

A ce titre, le Professeur Théophile Obenga nous rappelle qu’aucun « peuple du monde qui vit aujourd’hui n’ignore ou feint d’ignorer son passé, son histoire. Tout peuple du monde qui vit aujourd’hui vit avec sa mémoire culturelle. Il est nécessaire et utile de connaître son histoire, l’évolution culturelle de son peuple, dans le temps et dans l’espace, pour mieux saisir et comprendre le progrès incessant de l’humanité, y contribuer aussi, en toute lucidité et responsabilité » ( Cf. La géométrie égyptienne, L’Harmattan/Khepera, Paris ).

Le terme « Humanités Classiques Africaines » a été utilisé pour la première fois par le professeur Cheikh Anta Diop pour désigner notre patrimoine historique Egypto-nubien.

Celui-ci développa l’idée pertinente que les civilisations de la vallée du Nil ( Egypte, Nubie ) devront à l’avenir servir de socle pédagogique dans le domaine de l’enseignement scolaire en Afrique et au-delà ( diaspora africaine ).
Historiquement, nos Humanités Classiques Africaines, couvrent une période historique qui va de l’apparition des premières cités vers 10 000 avant l’ère chrétienne dans la région de Nabta (Ouest d’Abou Simbel) à la conquête de l’Egypte par Alexandre le Grand en 332 avant l’ère chrétienne.

Naturellement, les données archéologiques liées à l’apparition de l’homme en Afrique ( découverte de l’Homo Sapiens Idaltu, datation des crânes de Omo I et II à -200 000 ans, sans oublier la révolution culturelle des hommes modernes vers 80 000 avant notre ère à Blombos en Afrique du Sud ) doivent être prises en compte pour apprécier la précocité de l’éclosion de la civilisation en Afrique noire et la réflexion intellectuelle ayant menée à ces découvertes.

 

L’Institut Africamaat oeuvre pour doter le plus large public d’une vision interdisciplinaire de l’histoire panafricaine.

Les thématiques abordées durant l’année sont les suivantes :

  • Les problématiques de la préhistoire ( apparition de l’homme moderne ).
  • Les réalisations et les legs de la civilisation Egypto-Nubienne à l’humanité ( sciences, techniques, philosophie… )
  • Les problématiques historiographiques de la traite négrière, de la colonisation et de la néo-colonisation.
  • Les racines africaines des religions dites monothéiste.
  • Les sciences et les techniques de l’Afrique noire précoloniale.
  • La diaspora africaine, problématiques rencontrées et défis à relever.

Hotep = Paix,

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