Les Négriers Musulmans : Traite orientale et Noir objet de mépris.

SOMMAIRE



Notes préliminaires

Introduction

Le constat

Traite et esclavage

Le Noir objet de mépris

Conclusion

Bibliographie

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NOTES PRÉLIMINAIRES


1 > Souvenez-vous de cette jeune éthiopienne de 24 ans, traitée comme une esclave pendant 18 mois par ses employeurs des Emirats arabes unis. Privée de son passeport, elle recevait à la place du salaire des gifles et des insultes. Elle a pu échapper à son malheur grâce à des employés de l'hôtel de luxe Concorde Opéra à Paris dans lequel elle séjournait temporairement avec la famille en juillet 2012, a-t-on appris le mercredi 19 septembre 2012 de source syndicale.



La famille émiratie incriminée avait en effet passé ses vacances d’été avec leur « employée de maison » dans l’hôtel. Ce fut l’occasion pour la jeune femme d'aller se plaindre de la maltraitance qu’elle subit depuis un an et demi. Les deux femmes de chambres de l'hôtel à qui elle s’est confiée ont très vite alerté les syndicalistes de l’hôtel, qui ont décidé à leur tour de signaler le cas auprès du Comité contre l’esclavage moderne ( CCEM ) et de l’association Femmes solidaires.



Son calvaire a pris fin le 13 juillet 2012 lorsque les policiers la libèrent de son long calvaire et lui remettent son passeport.

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2 > En Mauritanie la traite n’a pas été déclarée officiellement illégale avant 1981, alors qu’au Soudan la traite continuait dans les années 90, selon un rapport de l’ONU du 1994 ( voire aussi Ofosu-Appiah 1973:57-63 ; " The Times " du 25 août 1995; Darley 1935 ; MacMichael 1922 et Wills 1985 ).



L'esclavage au Soudan a une tradition historique et affecte les peuples noirs du Soudan du Sud et des monts Nuba. Elle fut renforcée par la seconde guerre civile soudanaise qui s'est terminée en 2005. Sur le plan juridique, le Soudan a signé en 1927 la Convention de Genève sur l'esclavage (1926).

L'esclavage, trafic humain comprenant l'enlèvement et le travail forcé, demeure pourtant une réalité au Soudan où des milliers de personnes attendent d'être libérées et où de nouveaux enlèvements violents se produisent encore…



Une grande partie de la population noire africaine du Soudan est menacée par une traite esclavagiste par laquelle des milices arabes enlèvent des femmes et des enfants noirs africains comme butin pour les revendre à des marchands d'esclaves dans les villes.



Selon l'ONG Anti-Slavery International, il y aurait actuellement environ 14 000 esclaves au Soudan. Le rapport de l'ONG révèle qu’entre octobre et novembre 2001, des ONG au Soudan ont signalé que de nouveaux raids s'étaient produits dans le nord du Bahr El Ghaza ce qui a donné lieu à la disparition de femmes et d'enfants. Le 28 mars 2002, le rapporteur spécial des Nations unies pour le respect des droits de l'homme au Soudan, Gerhart Baum, a déclaré continuer de « recevoir des notifications de raids suivis d'enlèvements...».



Ces exemples concernent un esclavage uniquement islamique !

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INTRODUCTION



À partir de l’Arabie, les successeurs du prophète Muhammad se lancent à la conquête d’un empire mondial. L’Égypte est conquise dès 642. Après l’avènement de la dynastie des Omeyyades en 660, les conquêtes reprennent vers 670, à partir des bases nouvelles comme Kairouan dans l’actuelle Tunisie.



Le Maghreb est soumis malgré une âpre résistance berbère entre 680 et 710. À partir de 750, sous les Abbassides, islamisation et arabisation sont à l’œuvre. En Égypte, l’arabisation précède l’islamisation, et la déborde. Au Maghreb, au contraire, l’islamisation progresse sans arabisation. L’islamisation emprunte les routes commerciales transsahariennes dès le Xe siècle.



Pendant plus de mille deux cents ans, la traite musulmane fut active dès les origines de l’Islam. Si aujourd’hui, beaucoup d’Africains-Américains et mêmes des Afro-Caribéens ( Antilles, etc. ) se sont convertis à l’Islam, c’est parce qu’ils pensaient que c’était une religion de « Fraternité et d’Égalité ». Beaucoup d’entre eux croyaient que l’Islam n’avait pas de problèmes raciaux et qu’il n’était pas impliqué dans la traite des esclaves comme l’avaient été de nombreux pays occidentaux.

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Les Africains modernes ont pratiqué trop longtemps l’amnésie sélective quant à l’esclavage islamique.



Les Africains de couleur ont mis effectivement l’emphase sur l’impact destructif du colonialisme européen et du commerce transatlantique des esclaves, mais ils ont étrangement ignoré la traite arabo-musulmane des esclaves en Afrique, de durée plus longue et dont l'effet fut dévastant.



On n’entend pratiquement jamais parler des Africains qui étaient contraints d’immigrer à cause des incursions des négriers musulmans de l’ouest, de l’est et du nord d’Afrique après le 7ème siècle. Les esclaves africains, transportés par voie navale de Zanzibar, Lamu et d’autres ports est-africains, n’étaient pas conduits en Occident ( ainsi que certains Musulmans veulent nous le faire croire ), mais aboutissaient en Arabie, en Inde et dans d’autres états musulmans en Asie.



Des rapports non-officiels évaluent que plus de 20 millions d’Africains ont été vendus en tant qu’esclaves par les Musulmans entre 650 et 1905.



Le prophète Muhammad réduisait en esclavage les personnes, parce qu’elles étaient Kuffar.

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LE CONSTAT



Le constat final est accablant : À Brunei, au Yémen, dans les pays du Sahel, chez les Touaregs, en Libye, dans le Sahel tunisien, en Égypte, en Arabie, en Mésopotamie, au Soudan ou à Djibouti, il n’est pas un lieu gagné par l’islam où ne se soit jamais pratiqué le commerce d’esclaves !



Ainsi donc, une bonne part de la main-d’œuvre servile utilisée dans le monde arabe venait d’Afrique subsaharienne - en Tunisie, le même mot, abîd, désigne indistinctement l’esclave et le Noir… - et tout particulièrement du Sahel, de l’Éthiopie ainsi que de la côte orientale du continent.



Et pourtant, nous entendons souvent de gros mensonges comme : « dans l’Islam, l’humanité constitue une seule grande famille… », « Tous les hommes sont égaux… », etc.



Beaucoup de Noirs pensent que l’Islam serait venu sur le continent noir pour défendre la cause africaine…



Le Coran commande aux Musulmans : « Les mois sacrés expirés, tuez les idolâtres partout où vous les trouverez, faites-les prisonniers, assiégez-les et guettez-les à toute embuscade ; mais s’ils se convertissent, s’ils observent la prière, s’ils font l’aumône, alors laissez-les tranquilles, car Dieu est indulgent et miséricordieux. »
( Sourate 9, verset 5 ).

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« Faîtes la guerre à ceux qui ne croient point en Dieu ni au jour dernier, …, et à ceux d’entre les hommes des Écritures qui ne professent pas la croyance de la vérité…, et qu’ils soient humiliés. » (Sourate 9, verset 29)



Il est même recommandé aux Musulmans d’avoir des esclaves, hommes et femmes ( Sourate 23, verset 6 ; Sourate 24, versets 31-33-57 ; Sourate 33, versets 52-55 ; etc. ).



Citons par exemple la Sourate 33, verset 52 : « Il ne t’est pas permis de prendre d’autres femmes que celles que tu as, ni de les échanger contre d’autres, quand même leur beauté te charmerait, à l’exception des esclaves que tu peux acquérir. Dieu voit tout. » (Notons l’acceptation de l’esclavage par Allah ; nombreuses sourates l’attestent)



Par conséquent, les « pauvres » disciples du prophète Muhammad ne restèrent pas pauvres pour longtemps. Ils devinrent ultra-riches avec les butins de la guerre, et accumulèrent beaucoup d’esclaves et de l’or.



Alors que l’Islam et la culture arabe se répandaient en Afrique, se diffusaient également l’esclavage et le génocide culturel. On commença à faire la guerre pour avoir des esclaves africains.

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TRAITE ET ESCLAVAGE



Parmi les particularités de l’esclavage des Noirs, perpétré par les musulmans, nous avons :

- Un nombre important d’eunuques : ces hommes étaient castrés.

- La majorité des esclaves était constitué de femmes et d’enfants. D’ailleurs pour le Coran, la femme est inférieure à l’homme ( Sourate II, verset 228 ; Sourate IV, versets 19 et 38 ).

- Les esclaves ne fondaient pas de familles.



Les premières attaques des musulmans arabes contre les Éthiopiens sont venues de l’est du côté de la mer rouge. Puis les trafiquants d’esclaves ont couru à la chasse aux captifs à l’intérieur du continent africain.



De vastes réseaux envoyaient quantité de Nègres à la Mecque, au Caire et dans les États d’Arabie. Au XIe siècle, les Almoravides, dynastie d’origine berbère, se lancèrent à la conquête du Sahara occidental.



Selon la loi coranique, il fallait « chasser » chez les infidèles, chez ces Noirs « animistes ». En réalité, ceux que l’on disait « mauvais croyants », des peuples pourtant islamisés, furent attaqués et réduis en esclavage…

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Vaste hypocrisie : Chefs de guerre et négociants trouvaient maints arguments et maintes occasions pour mener des assauts contre les Africains, assurant que, ici et là, les musulmans noirs n’étaient pas vraiment de bons croyants ( sorcellerie, magie, idoles, etc. ). Mêmes de bons musulmans noirs, saints hommes, eurent à souffrir de persécutions, massacres et captures en grand nombre ( par exemple dans le Songhaï ).

La conversion à l’Islam des certains princes et chefs noirs n’a provoqué aucune trêve dans ces chasses aux Nègres. Par exemple, en Nubie, dans les pays du haut Nil, les marchands volaient eux-mêmes les enfants ; ils les castraient, les emportaient en Égypte et, là, les vendaient aux trafiquants. Les raids musulmans sèment le malheur en Égypte, au Maghreb, dans les Oasis : c’est la grande chasse. La traite des Noirs rapportait gros. Les trafiquants couraient de grands risques (Résistances nègres) mais amassaient d’immenses fortunes.



Médine et La Mecque furent, notamment lors des foires du pèlerinage, dès les premiers temps de l’Islam et ensuite pendant des siècles, de grands marchés aux captifs. Hommes et femmes étaient ensuite revendus par les trafiquants et même par les pèlerins ! Les Noirs prisonniers souffraient en route de vrais martyres, accablés par les privations, les fatigues et les maladies. À Zanzibar : en aucune partie du monde, rien ne dépasse la misère et la souffrance infligées à ces misérables esclaves lors du voyage qui les amène de l’intérieur de l’Afrique et pendant leur séjour dans l’île en attendant qu’ils soient vendus.



Les promoteurs et premiers maîtres de ce commerce négriers : Hommes d’Arabie et du Yémen ; puis les Persans.

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LE NOIR OBJET DE MÉPRIS



Aux premiers temps de l’Islam, l’homme noir n’était pas d’avantage objet de mépris et victime de mauvais traitement que le Blanc. Facile à comprendre lorsque l’on connait le passé glorieux de Kémèt (Égypte antique), une civilisation nègre.



Plusieurs fils ou petit-fils de femmes noires se sont illustrés à la tête du premier califat ou des armées : ce fut le cas du Général qui fit la conquête de l’Égypte de 639 à 642, Amr ibn al’As ! Plus les Musulmans pénétraient en Afrique et moins les Noirs étaient respectés. Puis ce fut l’époque des méfiances, d’un passé délibérément révolu, oublié. Alors le temps du mépris et des offenses arriva.



Nus, les esclaves noirs, frappés de coups de fouet, doivent s’avancer devant la foule des acheteurs et des curieux, marcher, courir, sauter de façon à ce qu’apparaisse clairement s’ils sont infirmes, et, pour les femmes, vierges ou déflorées.



Ibn Butlan écrit à propos des femmes Zendjs : « Plus elles sont noires, plus elles sont laides…Elles peuvent endurer de durs travaux, mais il n’y a aucun plaisir à les fréquenter, en tant que femmes, à cause de l’odeur de leurs aisselles et de la grossièreté de leur corps »



Al-Idrisi, un géographe arabe né en 1100 ( le plus lu à l’époque en Occident même ) pense que les Noirs étaient par force d’essence inférieure et accréditait tout naturellement l’idée que leur malheureuse destinée, notamment de vivre esclaves, tenait au fait d’être nés dans le pire de tous les climats.

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Al-Idrisi précède de plusieurs siècles le racisme de Gobineau, un écrivain français né en 1816, à propos de son long discours sur l’inégalité des races humaines.



Saïd ben Ahmad Saïd, né en 1029, ne fait guère mieux. L’historien arabe écrit à propos des Noirs : « … anéantis tout équilibre des jugements et toute sûreté dans les appréciations. En eux, c’est la légèreté qui l’emporte et la stupidité et l’ignorance qui dominent… »



Cité dans un livre de A. Popovic, ‘La Révolte des esclaves…’ , d’autres vrais musulmans écrivent à propos des Noirs : « Ils se diffèrent des autres hommes…, par la puanteur, par la promptitude à la colère, par le peu d’esprit, par l’habitude de se manger les uns les autres… » ou encore « … l’odeur fétide… la pétulance extrême, les habitudes de manger de la chair humaine. Ils sont incapables de conserver une impression durable de chagrin, ils s’abandonnent tous à la gaieté… »



Ibn’ Abd Rabbihi , né en 860, écrivait que trois créatures seulement pouvaient, par leur présence, troubler la prière : un âne, un chien et un mawla (Noir, esclave converti et affranchi).



Al-Dimeshkri , vers 1300, bon musulman et auteur d’une Cosmographie, écrit à propos des Noirs : « Aucune loi divine ne leur a été révélée. Aucun prophète ne s’est montré chez eux… Leur mentalité est proche des animaux… »



Le fameux Ibn Khaldum, né en 1332 en Tunisie, historien ( très souvent cité de nos jours encore ) écrit à propos des Noirs : « … malodorants…des membres disproportionnés, un esprit déficients et des passions dépravées… »



Enfin Al-Abshibi, égyptien né en 1388, écrit à propos des Noirs : « Lorsqu’un esclave noir est rassasié, il fait la chasse aux femmes, s’il a faim, il vole… On dit que le mulâtre est comme un mulet car c’est un bâtard. »

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CONCLUSION




Taire la traite et l’esclavage perpétrés par les Musulmans est aussi un crime contre l’humanité ! Ne pas l’avouer, c’est au minimum être le complice d’un crime contre l’humanité.



Bref, dans la cité, chez le peuple, dans les rues, sur les marchés et même dans les lieux de culte musulman, l’image des Noirs n’a cessé d’être celle d’hommes et de femmes par nature impies, luxurieux, sans foi ni loi.



Les écrits racistes des écrivains arabes (de 700 à 1500) ont précédé de plusieurs siècles les écrits européens de l’époque des « Lumières ». Par exemple Gobineau, né en 1816, ne fut pas un précurseur mais un suiveur !



Il faut donner les faits véridiques…

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BIBLIOGRAPHIE ( Partielle )



Le Coran ( texte intégral, éditions de La Fontaine au Roy )

L’Afrique noire précoloniale, Cheikh Anta Diop, éditions Présence africaine

Histoire générale de l’Afrique ( 8 volumes ), Vol. III et IV, Présence africaine / Édicef / Unesco

Les négriers en terre d’islam, Jacques Heers, éditions Perrin

Voyages, Ibn Battuta

Histoire des Berbères, Ibn Khaldum

Les Prairies d’Or, Al-Masudi

Description de l’Afrique septentrionale…, Al-Bekri

Description de l’Afrique…, Idrisi

L’Histoire, Atlas des Afriques, 60 cartes, août 2016

Tarikh es-Soudan

Tarikh el-Fettach

http://webresistant.over-blog.com/article-22680512.html

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