La Civilisation noire Olmèque.

Les Olmèques sont un ancien peuple nègre précolombien de la Mésoamérique s'étant épanoui sur une vaste partie de la Mésoamérique de 1200 av. J.-C. jusqu'à 500 av. J.-C. ( chiffres souvent avancés, mais qui ne tiennent pas compte de l’émergence de cette civilisation – les olmèques existent bien avant… )

La civilisation olmèque, apparue ( à minima ) au deuxième millénaire av. J.-C., se situait sur la côte du Golfe, dans le bassin de Mexico, et le long de la côte Pacifique ( État du Guerrero, Oaxaca et
Chiapas ) jusqu’au sud du Costa Rica.

I) - Le mot « Olmèque » est lié à la découverte de la première tête colossale olmèque en 1862...

Ce terme « olmèque » a été officialisé en 1942 par les olmécologues. Toutes les sculptures faites non

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loin des immenses pyramides laissés par les Olmèques révèlent qu’au championnat du monde des lèvres épaisses et des nez épatés, ils ont à coup sûr la médaille d’or ( devant les Kamit de la Vallée du Nil, médaille d’argent ).
Là, vous vous dites que les spécialistes caucasiens vont reconnaitre l’origine africaine de ce peuple. Eh bien vous vous trompez !

Non seulement les mythomanes caucasiens proclament que les cheveux crépus, les lèvres épaisses et le nez épaté ne sont pas des caractéristiques suffisantes pour identifier la race noire en Amérique du sud et même les similitudes culturelles avec les Mandingues d’Afrique ne sont pas des données probantes.

( Tête colossale d'Olmèque )

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Sur le forum du site Passion-Histoire à propos des Olmèques, Jean Mabillon va même jusqu’à proclamer qu’il « est ridicule de donner une origine africaine aux olmèques !!! ».

On parle alors de « mystère olmèque », « d’énigme olmèque », car nos leucodermes mythomanes sont embarrassés avec ces têtes africaines trouvées en Amérique du sud ( on parle aussi de « mystère égyptien » en Afrique ).
Certains vont jusqu’à dire que « Les traits dits ’ négroides ’ de ces sculptures ne sont pas dus à une influence africaine mais sont une marque stylistique ».

À travers leurs œuvres, on constate qu’ils portaient souvent des casques de cuir et avaient des visages larges avec des lèvres épaisses, un nez épaté et un air menaçant, tels des rugbymen nigériens ou tanzaniens prêts à bondir.

Bien que les archéologues blancs nous assurent que les Africains n’ont jamais colonisé le Mexique ou l’Amérique centrale, le profane ne peut qu’être sceptique... Même si la sacro-sainte université tolère que l’on raconte aux masses de touristes et d’étudiants que ce n’étaient pas des Africains, force est d’en conclure que ces universitaires sont aveugles ou fous, ou les deux ! Mais non, ce sont juste des leucodermes mythomanes, mégalomanes, crétois et de surcroit néo-colonialistes !


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La culture olmèque demeure inconnue des Européens jusqu’à la deuxième moitié du XIXe siècle. Les spécialistes s’accordent pour fixer les débuts de l’olmécologie en 1862 avec la découverte fortuite de la première tête colossale ( Monument A ) à Hueyapan sur le site de Tres Zapotes ( Veracruz ) rapportée par José María Melgar y Serrano.

Ce dernier écrit à propos de la sculpture :

« […] Ce qui m'a le plus étonné, c'est le type éthiopien qu'elle représente. J'ai pensé qu'il y avait eu sans doute des Noirs dans ce pays, et cela aux premiers âges du monde. »

Les malades mentaux leucodermes, atteint par la folie de leur pseudo-grandeur raciale, s’autoproclament souverains du monde, monarques internationaux, civilisateurs et donc mondialisateurs.

( Masque mortuaire du Pharaon Narmer - Comparer avec la Tête d'Olmèque )


Ils ont maintes fois rallié les foules leucodermes à leur délire et sont partis armés comme des cinglés à la conquête de peuples qui ne leur avaient rien fait ! Aujourd’hui, cette mission mythomane, mégalomane et psychopathe civilisatrice-colonisatrice leucodermique s’appelle, devinez comment ?
La Francophonie ! Bien !

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II) - Les Africains en Amérique avant Christophe Colomb...




A peine imaginable et pourtant vrai, les historiens ont prouvé depuis plusieurs décennies l’expérience nautique d’avant garde des Africains, devançant Christophe Colomb sur le continent américain pendant au moins deux siècles d’échanges et de relations régulières…

La connaissance de l’histoire des peuples aujourd’hui « sous-développés », pauvres et sans ressources est obscurcie par les images de misère, de mendicité et par le négationnisme d’un eurocentrisme bon marché. Il y a loin pourtant des préjugés à l’histoire.

Vers 1300 de notre l’ère vulgaire, le Mali est un empire prospère, riche et influent, le pèlerinage de son très pieux souverain à la Mecque, Kankan Moussa devait faire chuter les cours de l’or au Moyen Orient et en Afrique, tellement l’empereur distribuait en libéralités et à volonté le métal précieux sur son passage.

Le prédécesseur de Kankan Moussa, Aboubakari II, beaucoup moins pieux, était fasciné par les eaux et la conquête des mers, consultant les savants de sa cour sur la forme de la terre etc… Ce grand nautonier devait organiser deux impressionnants voyages de conquête des mers.

Devant l’échec du premier qui avait fait partir quelques 400 flottes, Aboubakari organisa un second voyage plus imposant encore dans lequel il embarqua lui-même avec l’escadre forte de milliers de navires, laissant le trône au sultan Moussa. De cette expédition personne ne revint.

Lorsque deux siècles plus tard Christophe Colomb arrive en Amériques, selon les récits de ses compagnons et le journal de son troisième voyage, il trouve sur place des Noirs qui l’ont précédés sur les lieux, combattant avec les Indiens Peaux-Rouges !

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Il rapporte l’allégation de pirogues partant de la Côte de Guinée chargées de marchandises vers le monde Nouveau des Européens.

Des relations précolombiennes ont ainsi existé sur une base relativement constante entre l’Afrique et l’Amérique, ce qui justifie l’introduction de plantes d’Amériques en Afrique, le maïs et le manioc par exemple, bien avant le 15ème siècle.



On a retrouvé de nombreux artéfacts typiquement africains dans les formes, les styles et design à l’instar des pipes, et objets cérémoniels ou personnels artisanaux datant très probablement de l’épopée mandingue.

En 1966, lors du Festival Mondial des Arts Nègres de Dakar, des participants, archéologues d’Amériques n’ont eu aucun mal à insérer les œuvres d’arts précolombiennes dans l’esthétique africaine. Respirons un bon coup, un peu d’histoire authentique ne fait pas de mal. Un conseil, ne replâtrez pas les préjugés qui s’effondrent, au mieux un enterrement digne des errements qu'ils entretiennent leur suffira !

Les Africains découvrirent l’Amérique avant Colomb. C’est plus qu’une évidence puisque c’est à partir de l’Afrique que l’humanité ( apparue en Afrique il y a 8 à 10 millions d’années ) a peuplé, par différents itinéraires, l’ensemble des continents, notamment l’Amérique, voici au moins 50000 ans.

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Plusieurs historiens, dont l’Afro-Britannique Ivan Van Sertima, au cours des années 70, ont affirmé par ailleurs que des Africains ont entretenu des relations maritimes régulières avec l’Amérique depuis cet exode fondateur, ce qui n’a rien de surprenant, sauf à poser en postulat que les Africains auraient été incapables de naviguer, alors que l’avancement de leur civilisation était comparable à celle de l’Europe, avant que le continent africain ne soit dévasté par la barbarie européenne ( à partir de 1441 ).

Telle est généralement la position de la « communauté scientifique » face aux thèses de Sertima, rejetées a priori et sans examen avec mépris ( et effroi ) comme celles de Cheikh Anta Diop.
Les découvertes archéologiques en Amérique centrale attestent pourtant que des phénotypes africains y étaient représentés bien avant l’arrivée de Colomb. Il n’y aura que les racistes pour s’en étonner.

Ainsi plusieurs découvertes majeures permettent d’affirmer cette théorie selon laquelle l’Amérique aurait connu plusieurs explorations avant Christophe Colomb. Je vais tenter ici de les énumérer.

III) - Contacts entre Afrique et Amérique... Luzia, une africaine en Amérique du sud vers 11 500 avant
J. C....

Des crânes découverts au Brésil montrent que ce sont bien des Africains qui ont posé les premiers le pieds en Amérique du Sud.
( Article publié par le site www.cybersciences.com. Brésil, États-Unis Auteur : Anick Perreault-Labelle 12/04/2001 )

Six crânes intacts découverts au Brésil suggèrent que les Africains auraient « colonisé » l’Amérique du Sud bien avant qu’apparaissent… les Indiens d’Amérique !

Cette hypothèse, proposée par l’anthropologue Walter Neves et ses collègues lors du congrès de l’American Association of Physical Anthropologists, va à l’encontre des théories actuelles sur le peuplement du Nouveau Monde.

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( Walter Neves )


La plupart des experts, en effet, estime que les asiatiques ont été les premiers à emprunter le détroit de Béring – alors une bande de terre ferme – pour passer de l’Asie à l’Amérique. De fait, les crânes des autochtones américains d’aujourd’hui ressemblent passablement à ceux des asiatiques. Mais les fossiles âgés de 8 000 à 11 000 ans qu’ont exhumés les chercheurs brésiliens et américains ont une boîte crânienne étroite et allongée, et des orbites relativement basses : ils témoignent, en d’autres mots, d’une parenté davantage africaine qu’asiatique.

Un autre crâne sud-américain, le plus vieux jamais découvert en terre américaine, avait lui aussi cette parenté africaine : le crâne de Luzia, âgé de 11 500 ans. ( Nous verrons plus bas qu’il y a encore mieux que Luzia )

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Selon Walter Neves et son équipe, les Africains ont d’abord émigré en Asie, puis ils ont continué leur chemin : certains sont partis vers le sud, allant jusqu’en Australie pour donner naissance aux aborigènes, tandis que d’autres sont montés vers le nord, jusqu’en Amérique. Une hypothèse qui ne fait pas consensus.

Si les Sud-Américains avaient des morphologies très diversifiées, soutiennent ainsi certains chercheurs, c’est peut-être un hasard si certains crânes semblent africains. Il semblerait donc qu’avant d’éclairer l’histoire pré-européenne de l’Amérique, ces six nouveaux crânes « africains » alimentent surtout les débats.


Des douzaines de crânes intacts découverts à l’est du Brésil ( Lagoa Santa ) âgés de 11 500 à 8000 ans, étroits et allongés, les orbites basses, signent une parenté africaine. Cendres et outils lithiques montreraient une occupation humaine de 50 000 ans ( 4,5 ) au moins.

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Avec ceux dispersés depuis le début du XIXe siècle, notamment par le naturaliste danois Peter W. Lund, la région a fourni les vestiges d’au moins 400 individus.

( Peter W. Lund )


Le plus ancien fut baptisé Luzia d’après la Lucy ( autralopitecus afarensis, 3 200 000 BC ) trouvée en 1974 par Donald Johanson et Yves Coppens. Luzia mourut vers 20-25 ans, ses vestiges sont les seuls de la caverne Lapa Vermelha dans le Minas Gerais. Walter Neves, du Laboratoire d’Etudes Evolutives Humaines de l’Université de São Paulo remarqua l’absence sur ces squelettes de certaines caractéristiques qui définissent les plus modernes : le crâne est étroit et ovale, le visage avancé et prognathe…

Il demanda à Richard Neave, spécialiste en anthropologie et médecine légale à l’Université de Manchester, une reconstitution par tomographie informatique. Présentée en mars 1999, elle fit le tour du monde : elle ressemble aux Africains ou aux Aborigènes australiens.

Ces preuves soumises à l’American Association of Physical Anthropologists sont contraires aux théories établies des premiers peuplements américains. Selon Neves, les ancêtres de Luzia pourraient venir d’Afrique, entreprise plausible si l’on tient compte des vents et courants sur les quelque 2000 km seulement qui séparent la corne ouest de l’Afrique et l’extrême est du Brésil.

Mais il penche pour une origine asiatique de ces Africains qui, quittant l’Afrique voici 100 000 à 150 000 ans, auraient migré en Asie avant de se scinder en deux groupes, l’un vers le nord et l’Amérique, l’autre vers le sud et l’Australie Reste alors à expliquer comment ils couvrirent les 13 500 km qui les séparaient de l’Amérique.

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La réponse est peut-être dans les peintures pariétales de Kimberley en Australie du nord : Grahame Walsh, expert en art rupestre, a trouvé la plus vieille peinture au monde, dont le style date d’au moins 17.000 ans, voire 50.000 ans… Elle figure une pirogue géante, inconnue des Aborigènes actuels, avec un détail crucial : une proue haute, signe d’une utilisation en haute mer, inutile en eaux calmes.

Or les premiers Aborigènes possédaient incontestablement de tels bateaux de mer pour coloniser les îles mélanésiennes, où ils furent bien plus tard remplacés, parfois totalement, par les Polynésiens. Une telle odyssée résulterait certainement d’un accident : pour preuve voici quelques années, trois pêcheurs africains pris dans une tempête furent balayés en quelques semaines vers les côtes d’Amérique du Sud, au terme duquel un seul survécut.

Selon Neves, entre 7000 et 5000 Av JC, les crânes d’abord exclusivement négroïdes deviennent exclusivement mongoloïdes. A part les Olmèques bien postérieurs, les seules traces de survivants négroïdes sont en Terre de Feu, où les derniers autochtones présentent des traits hybrides, négroïdes et mongoloïdes. Or les peintures pariétales à Serra da Capivara à l’extrême nord-est du Brésil figurent des costumes et rituels proches de ceux en Terre de Feu. Elles illustrent des scènes violentes d’homicide entre deux groupes distincts, suggérant que ces Paléo-indiens furent massacrés par des envahisseurs asiatiques.
S’il ne reste plus de paléoindiens aborigènes en Brésil, les photographies des habitants de Terre de Feu et leurs derniers descendants comme Christina, semble montrer un phénotype mélangeant traits négroïdes et mongoloïdes.

Bref, on a trouvé depuis très longtemps en Amérique du sud des vestiges archéologiques qui confirment la colonisation de l’Amérique du sud par l’Afrique.
De plus, les témoignages des chercheurs sud-américains même confirment cette donnée. Là-dessus, les chercheurs occidentaux tournent autour du pot car certains mettent du temps à admettre officiellement la vérité.

Naturellement, tous évitent soigneusement d’affronter les spécialistes sud-américains, afro-caribéens, africains et africain-américains, tels Runoko Rashidi ou Yvan Van Sertima, sur cette question. Mais ceux qui ont fait l’effort d’analyser en toute objectivité, les vestiges archéologiques, tels Léo Wiener, Jean Mazel ou encore Walter Neves ont officiellement approuvé la thèse de la colonisation africaine.

La thèse d’un passage par le détroit de Béring vers 12 000 avant JC. qui aurait engendré la première colonisation du continent américain est battue en brèche par la découverte de vestiges archéologiques africains datant de plus de 12 000 ans avant J.C. en Amérique du sud ( Brésil ). Il convient donc d’admettre que le premier chemin emprunté ne fut donc pas le détroit de Béring.

En fait dès 1900, la présence de Noirs en Amérique ne pouvait plus être perçue comme une farce.

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Mais naturellement en Europe, en raison de l’idéologie coloniale, il y avait de forts mouvements de réticence. Déjà en 1871, un savant américain du nom de John D. Baldwin , affirmait qu’il n’est pas :
« Difficile de penser que des groupes de Phéniciens ou d’Ethiopiens qui étaient établis tout autour de la Méditerranée et même au-delà du détroit de Gibraltar, aient pu avoir des liens avec l’Amérique, avant même que Tyr et Sidon ne soient construites » [1].

Un anthropologue français lors de la conférence de Barcelone en 1964, refusait d’admettre la présence d’africains en Amérique du Sud, tant du moins que l’on n’avait pas exhumé de squelettes sur place.

En février 1975, la preuve anthropologique fut donnée : à l’est de Porto-Rico, dans les îles Vierges, deux tombes ont été découvertes. Le sol où elles furent creusées date de 1 250 avant J.C. En analysant leurs dents, on découvrit qu’elles portaient toutes des traces de mutilations typiquement africaines.

Plus tard, en 1980, un craniologiste polonais, le professeur Weircinski, affirma que près de 13,50 % des squelettes du cimetière Olmèque de Tlatilco étaient négroïdes ainsi que 4,5 % de celui de Cerro de Las Mesas. Peter de Roo, confirma encore que des Noirs s’étaient installés dans l’hémisphère Ouest et avaient même créé des liens avec les premiers américains [2].

Mendoza relata encore, qu’il avait rencontré des Nègres en Amérique tout comme Balboa qui, lors de son expédition pour la découverte de l’océan pacifique, découvrit encore des Africains dans la région de Quareca, à environ deux jours de marche du golf de Darien, autre lieu d’implantation Nègre.

Philologue à l’université de Havard, Léo Wiener, consacra en 1920, une étude sur ce sujet qui confirma la thèse de Mendoza et de Balboa. Chose intéressante pour nous, il constata même une forte influence africaine dans les langues amérindiennes [3] :

« Quand nous nous référons aux appellations de la patate douce et du yam en Amérique, nous ne trouvons que des formes africaines. Là-bas, comme ici, les deux sont confondus et tout spécialement ces noms ont survécu, comme le précisait déjà en 1494 le docteur Chanca, compagnon de Christophe Colomb. Il appela la plante ainsi décrite qui ne pouvait être que la patate douce, à la fois nabi et yam » .

Au Sénégal justement, en Wolof, la patate douce se dit Nyambi. La parenté phonétique, comme le souligne le professeur Mazel, est nette. Yam est bien la simplification de Nyambi. Aux Antilles, nous désignons certains tubercules du nom de Zyam.

Mais le plus décisif, est que Christophe Colomb a lui-même décrit ces communautés africaines vivant en Amérique. Elles venaient selon lui, de Guinée.

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Ces africains étaient d’après lui, des commerçants spécialisés dans le travail de l’or appelé Guanin à l’époque et dont la composition, le nom et les caractéristiques rappelaient l’or que l’on trouvait en Afrique, au Sénégal par exemple ( or brut non raffiné, souvent mélangé avec du cuivre et dont le titre est d’environ 4 carats de métal précieux ).

« Lorsqu’en 1492, Christophe Colomb découvrit par hasard les Antilles, croyant se trouver aux Indes, et lorsque Pedro Alvares Cabral, à la suite d’une erreur de cap, jeta l’ancre devant les côtes brésiliennes, en l’an de grâce 1500, on peut affirmer qu’il y avait déjà des Noirs en Amérique, voire même une influence culturelle majeure en certains lieux.

Pendant longtemps une telle affirmation aurait été considérée par la science officielle comme une vue de l’esprit. Mais il y a aujourd’hui, suffisamment d’éléments puisés tant dans l’archéologie que dans les textes, dans des découvertes récentes ou plus anciennes, mais interprétées récemment, pour affirmer que des contacts ont existé entre l’Ancien Monde et le Nouveau Continent, contacts dont les Noirs n’ont pas été exclus, bien au contraire (…)

Il y a tout d’abord dans le golfe du Mexique, ces immenses têtes, ces sculptures monumentales représentant des visages, dont les traits sont manifestement négro-africains (…) On peut donc affirmer que des Noirs jouissaient, entre 500 et 100 avant J.C., sur les rives du golfe du Mexique, de positions aussi éminentes que celles de rois ou de personnages divinisés.

Comme le souligne le professeur Joel A. Rogers, certaines éminentes personnalités même du Mexique attestent de cette présence. Le professeur mexicain Marquez dit textuellement à ce sujet : « Le type nègre existait dans les plus anciennes sculptures du Mexique. Des nègres sont mentionnés ou sont présents dans les plus anciennes traditions de notre pays », Souligne encore le professeur Jean Mazel [4].

De son côté Riva Palacio, un historien mexicain, déclare :
« Il est indiscutable que dans des temps très anciens, la race noire a occupé notre territoire, le Mexique. Les Mexicains se souviennent d’un Dieu noir, Ixtilton, ce qui veut dire " figure noire " ».

Selon les historiens arabes, l’empereur du Mali, le Sultan Moussa, a envoyé une expédition de 2 000 hommes, à bord de navires vers l’Amérique. Nous savons encore que le Roi Bacary II, autre roi du Mali, a lui aussi effectué le voyage vers l’Amérique avec une importante flotte navale, en suivant tout simplement le courant chaud ( Gulf Stream ) qui relie l’Afrique aux Amériques.

Les historiens disent que seule une partie de la flotte fit le voyage retour.

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Cela veut aussi dire, que les africains ont rencontré les premiers, les Indiens à Madinina nom indien de la Martinique et Karukéra nom indien de la Guadeloupe qui étaient sur leur trajectoire, avant d’y revenir en tant que captifs de la traite négrière.

Car, comme le confirme Jean Mazel qui a d’ailleurs rencontré Aimé Césaire en Martinique, il est impossible qu’ils n’aient pas atteint les contrées américaines et les îles de l’archipel Caribéens, d’où le signalement de leur présence en Amérique :
« Impossible qu’aucun des 2000 individus répartis dans plus de 100 embarcations n’ait atteint les Antilles ou l’extrême est de l’actuel Brésil » [5].
Mais le champion toute catégorie de cette problématique reste le professeur guyanais Yvan van Sertima.

( Yvan van Sertima )


Un article publié en France dans le magazine « Ca m’intéresse », lançait à son sujet sur un ton plutôt cynique : « Que des Noirs aient pu faire œuvre de civilisation il y a deux mille huit cents ans parut inconcevable à bien des historiens, sauf à Ivan van Sertima, un anthropologue guyanais à l’université de Rutgers.

Depuis des années, il accumule les faits, indices et témoignages à l’appui et tous les documents semblent bien lui donner raison, ce serait bel et bien les Noirs qui auraient découvert l’Amérique, des Noirs venus de Nubie, du bassin du Nil entre Assouan en Egypte et Khartoum au Soudan ».

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Pour appuyer ses dires Sertima s’appuie entre autre sur les faits suivants :

– Des têtes de Nègres de plusieurs tonnes ont été sculptées durant l’antiquité en Amérique du sud et y étaient vénérées par les peuples locaux, exemple : les Olmèques.

– Les datations effectuées sur les objets trouvés,

– Les rituels religieux d’Amérique du sud révèlent de nombreuses similitudes avec ceux de l’Egypte antique, exemple : le rituel d’ouverture de la bouche pour la momification du défunt.

Les témoignages même des historiens indiens sont formels sur cette présence africaine en terre américaine. Si l'on considère que l'homme moderne a entrepris sa longue marche depuis l'Afrique, la présence d'humains d'origine africaine dans la migration américaine n'a réellement rien de surprenant.

Et ce ne sont pas les seules preuves de cette présence africaine en Amérique.

Mieux que le crâne de Luzia, le site de Pedra Furada au Brésil, semble battre tous les records.

En effet, des charbons ont été trouvés dans un foyer.

Les échantillons ont été analysés aux Etats-Unis et en France ( datation au carbone 14 ). Les analyses ont permis d’établir la datation à 50.000 BP. Un vrai record ! A cette époque, seulement les Noirs peuplaient la terre. ( A titre comparatif, Lascaux, en France, c’est 17 000 BP ) [6].

Vous avez bien compris ? Répétons-le encore une fois différemment : « les Blancs n’existaient pas encore » !!!

Pétra Furada atomise et réduit à néant les prétentions et les mensonges de la « White Supremacy »… C’est le coup de grâce, c’est « l’enterrement de tout propos forcement raciste » sur ce sujet.

Au moins 30 000 ans avant l’apparition du Blanc sur terre, il y avait des nègres en Amérique : les ancêtres des Olmèques.

Sans commentaire !

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P.S. : En avril 2003 deux surfeurs aventuriers, Emmanuel et Maximilien Berque, frères jumeaux alors âgés de 53 ans, ont traversé l'Océan Atlantique en 27 jours d'une façon pour le moins extraordinaire : à bord d'une pirogue à balancier minuscule sans aucun document ni instrument de navigation ( sans boussole, ni même une montre ). Emmanuel et Maximilien se sont uniquement guidés grâce aux étoiles.

( Emmanuel et Maximilien Berque )


Références bibliographiques :

[1] John D. Baldwin, L’Amérique ancienne : Notes sur l’archéologie américaine.

[2] Peter de Roo, Histoire de l’Amérique avant Christophe Colomb.
[3] Léo Wiener, L’Afrique et la découverte de l’Amérique. Deux autres volumes suivirent en 1922.
[4] Jean Mazel, Présence du Monde noir, éd. Robert Laffont.
[5] idem.
[6] Historia N° 654 juin 2001, Quand l’ADN bouscule l’histoire.

El Guedj Danièle et Etile René-louis ( Imhotep )

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