« Kamit » veut dire « Noirs »


Du Vénérable Cheikh Anta Diop à notre Africammaat bien-aimée, voici un faisceau de preuves.

Sommaire

- Notes Préliminaires
- Introduction
- Cheikh Anta Diop
- Théophile Obenga
- Aboubacry Moussa Lam
- Mubabinge Bilolo
- Etilé René-Louis Parfait ( Imhotep )
- Conclusion

Notes Préliminaires

Si nous trouvons « dur ! dur ! » pour des leucodermes racistes, adeptes de la « Suprématie Blanche », de découvrir que les Egyptiens anciens étaient des Nègres et que la Civilisation Kamite ( Kemet-Koush ) était celle qui avait civilisée le monde, nous trouvons par contre « minables » ces Nègres ( nous tairons leurs noms par charité kamite ) qui veulent nous donner des leçons alors qu’ils ne connaissent pas l’œuvre du savant kamit Cheikh Anta Diop !!!

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( Nous vous faisons grâce de l’œuvre de ses Suivants, c'est-à-dire de ses disciples…) ; et nous trouvons « lamentables » les propos qui nous ont été adressé. S’agit-il de jalousie ? Il est vrai, Seth était jaloux d’Ousiré ! D’ignorance et d’incompétence en Egyptologie ? C’est certain ! De reflexe de « Ya bon Blanc » pour montrer au « maître » que l’on est un « bon élève » ou Nègres à la solde des leucodermes ? Nous préférons refuser d’y croire !

De méthode maladroite pour affirmer son existence et se faire connaître au sein de la communauté noire ? Peut-être ! De mauvaise foi qui consiste à faire semblant d’oublier que Kemet-Koush ont précédé les autres pays africains pour la Civilisation ( surtout pour les écrits, la naissance de l’Etat ) et qu’avant de devenir arabo-musulmane, Kemet fut pendant de nombreux millénaires cent pour cent négro-africaine ? C’est certain... !

A-t-on déjà vu un Blanc reprocher à un Helléniste de bouder l’Histoire des Gaulois ou l’histoire des Germains ? Non ! Il faudrait qu’il soit idiot ! A-t-on déjà entendu un européen parler d’Humanités classiques gauloises ou d’Humanités classiques vandales ? Non ! Il faudrait qu’il soit fou !

Alors permettez-nous de donner la priorité à nos Humanités Classiques Kamites, celles de la Vallée du Nil. Nous recherchons la perfection, mais sachez que le Grand Cheikh Anta Diop disait : « Les égyptiens anciens avaient aussi leurs tares ! »

Les Professeurs Diop, Obenga, Lam, Bilolo, etc... ont tous dit que le mot « Kamits » ( qui désignait les
« Egyptiens anciens » ) signifiait aussi « Noirs », bien avant la création de notre site web et avant nos premiers écrits.
Nous avons apporté notre contribution : confirmant scientifiquement leurs démonstrations en apportant des faits complémentaires importants.

Dans notre article, nous remarquerons que de nombreux mots hiéroglyphiques utilisent la racine
« Kem ».

A chaque fois, « Kem » indique la couleur « Noire ».

De toute évidence, les « Egyptiens anciens » ont souhaité se démarquer par la couleur de leur peau différente de celle des leucodermes ( caucasiens, aryens, etc... ), considérés sauvages à l’époque, mais aussi de Seth, l’Albinos, l’assassin de son frère Ousiré / Osiris le « Bon Dieu », « L’être perpétuellement Bon », « Le Grand Noir – Kem Our ».

Ce comportement n’est pas étonnant et n’a rien à voir avec un racisme primaire. La couleur noire était aussi la couleur de toute divinité bienfaisante, la couleur de la perfection et des choses positives dans la Vallée du Nil.

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A la lecture de cet article qui met en avant quelques témoignages de nos aînés, qui maîtrisent parfaitement leur langue maternelle négro-africaine et les Medu Neter, le lecteur de notre site remarquera la mauvaise foi, l’incompétence ou la mystification, la falsification, le mensonge de certains internautes.

N’oublions pas que si les Medu Neter disent que Dieu a créé l’Humanité à son image, qu’en général un peuple psychologiquement équilibré, crée toujours son Dieu ( ou ses dieux ) à son image.

Seuls les peuples aliénés ont des dieux différents de leur carnation ( en particulier les peuples
colonisés ).

Les arguments de Cheikh Anta Diop, à eux seuls, suffisent largement pour atomiser les prétentieux propos de nos détracteurs.

Mais pour information, nous avons rajouté quelques écrits des professeurs Obenga, Lam, Bilolo, ( en évitant la redondance si possible ) et en y ajoutant notre propre contribution. A l’époque pharaonique, les mots « Egypte » et « Egyptiens » n’existaient pas chez les Kamits !
Ces mots furent employés par les Grecs.

En effet, dans son livre « Racines Ethiopiennes de l’Egypte Ancienne », publié aux Editions L’Harmattan avec Khepera ( pages 98 et 99 ), l’Egyptologue, Docteur d’Etat ès Lettres et Sciences humaines Babacar Sall écrit :

«… La dénomination kmt a servi à former le nom de la population. C’était kmtyw.

…Le terme Egypte dérive du grec Agyptos qui depuis Homère a été utilisé pour le pays des pharaons et qui contient la célèbre ville de Thèbes. C’est en parlant de cette ville que Homère emploie le terme Egypte… Selon A. Gardiner, le terme Egypte n’était pas grec à l’origine. Il dérive de la vocalisation grecque de l’expression pharaonique Hikuptah ( ‘ château de l’âme de Ptah ’ ) qui servait à désigner Memphis, à la pointe méridionale du Delta.
Capitale de l’Egypte pendant la première période d’épanouissement de la civilisation pharaonique, c’est-à-dire pendant l’Ancien Empire ( 2778-2350 avant J.-C. environ ), Memphis d’Egypte fut surtout désigné par les anciens Egyptiens par l’expression ' Mn-nfr '… »

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Selon nous, dans la langue pharaonique, « Château-de-l’âme-de-Ka » devait se prononcer
« Hout-Ka-Ptah » ( en translittération cela donne : Hwt-K3-Ptḥ ) :

Qu’ils disent « Kemet », « Kemmiou », « Kamit », « Kemtyou » et même « Remetou », les Egyptiens anciens se positionnent en dehors de « l’Humanité blanche ou sémite ».

Certes, nous pouvons être choqué mais nous ne pouvons ni le nier, ni l’ignorer... Nous devons essayer humblement de l’expliquer ! La Maât ( Vérité-Justice ) l’exige.


( Comparez le Pharaon Sésostris III avec le célèbre acteur Africain-Américain Wesley Snipes... )


Introduction...

De toutes les œuvres écrites en Hommage à Cheikh Anta Diop, et en dehors d’un livre monumental de l’éminent Professeur Théophile Obenga ( Cheikh Anta Diop, Volney et le Sphinx, Khepera, Présence africaine, 1996 ), celui du Professeur Jean-Marc Ela ( Camerounais ; Lauréat de l’Académie de Strasbourg ; Livre d’Or de RFI ; auteur de nombreux ouvrages traduits en anglais, allemand, italien et néerlandais ) est à souligner ( Cheikh Anta Diop ou l’Honneur de penser, L’Harmattan, 1989 )...

« La Raison est née chez les noirs : tel est le « scandale » qui est au centre de l’œuvre de Ch. A. Diop.

Si cette œuvre fascine les uns, elle perturbe et dérange les autres. Pour en saisir l’enjeu, il faut revenir au long débat ouvert sur l’Afrique à partir du regard de l’Occident depuis la Renaissance. Avec une puissance de travail rare et une vaste culture, le célèbre auteur de Nations nègres et Culture affronte

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une génération de potentats de la science. Il en vient à semer l’épouvante chez les gardiens du temple et à remettre en question quelques mythes imposés par le pouvoir colonial...

« Un seul problème habite ce chercheur aux savoirs multiples : faire la lumière sur le rôle civilisateur des Africains dans l’histoire. Car, montrer que le continent noir est le berceau de l’humanité et que l’Égypte nègre est celle qui a inventé les sciences et les techniques, les mathématiques et la philosophie, l’écriture et la religion ( Cheikh Anta Diop est aussi partisan de l’Antériorité du Soudan sur l’Égypte ), c’est rétablir la vérité trop longtemps masquée par le « mythe Nègre ».

Pour Ch. A. Diop, le « miracle grec » à proprement parler n’existe pas.

Tout le problème est là. L’égyptologue indigène est un hérétique du savoir institué. S’il rend à l’homme noir sa mémoire, il annonce la fin des certitudes et ouvre des voies nouvelles à la recherche sur l’Afrique, au-delà des apports de l’Africanisme...

« Pour gérer l’héritage de cet homme de science, il faut retrouver cette capacité de créer qu’il a voulu faire naître en chaque Africain. Les maîtres de vérité sont tentés d’occulter l’apport de Ch. A. Diop à l’histoire des sciences. C’est pourquoi Jean-Marc Ela invite les jeunes Africains à relire sans passion une œuvre incontournable qui demeure un défi à l’intelligence de notre temps. »

( Cheikh Anta Diop, 1923 - 1986 ; Egyptologue, docteur ès lettres, physisien, anthropologue, hitorien, philosophe. )

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Nations Nègres et Culture, Editions Présence africaine...

Tout d’abord, dans Nations Nègres et Culture (P.20), le Professeur Cheikh Anta Diop écrit :

« Dans la mesure où il s’agissait de réfuter des idées telles que : la civilisation égyptienne est d’origine blanche, asiatique ou européenne, il devenait nécessaire – pour éviter toute équivoque sur le contenu des termes – de recourir à des phrases telles que : non, elle est d’origine nègre africaine. Car si on se contentait de l’expression « peuple africain », on manquerait de précision : il ne faut donc pas que le lecteur voie dans l’usage du terme « Nègre » une intention raciste ; qu’il y voie l’unique souci de clarté de l’auteur. Les racistes conscients ou inconscients, ce sont ceux qui nous obligent à réfuter leurs écrits par de pareils termes. »

« Tous ces témoins oculaires affirment formellement que les Egyptiens étaient des Nègres »
( P.35 )

« En effet, nous savons que les Egyptiens appelaient leur pays Kemit qui veut dire : noir, en langue égyptienne. L’interprétation selon laquelle ‘ Kemit ’ désignait la terre noire d’Egypte, et non le noir tout court et, par extension, la race noire et le pays des Noirs, découle d’une imagination gratuite d’esprits qui sont conscients de ce qu’impliquerait une interprétation exacte de ce terme.
Aussi est-il naturel de retrouver en hébreu : ‘Kam = chaleur, noir, brûlé ’ »… « Les habitants de l’Egypte symbolisés par leur couleur noire, Kemit = Cham de la Bible, seront maudits dans la littérature du peuple qu’ils ont opprimé » … « Ce que l’on n’arrive pas à comprendre au contraire, c’est comment on a pu faire de Kemit = Chamite, noir, ébène, etc... ( en égyptien même ) une race blanche. »
( P.46 )

« Les Egyptiens allèrent même plu loin et représentèrent leur dieu en couleur nègre, c’est-à-dire à leur image : en noir charbon. »
( P.108 )

« … Mais ceux que les Egyptiens abhorraient par-dessus tout c’était les bergers asiatiques de toutes sortes, depuis les ‘ Sémites ’ jusqu’aux Indo-Européens : ils n’avaient pas d’épithètes assez injurieuses pour les désigner… Ils les traitaient d’ ‘ Asiatiques ignobles ’… Ils les traitaient encore de ‘ maudits ’, de ‘ pestiférés ’, de ‘ lépreux ’, de ‘ pillards ’, de ‘ voleurs ’ »
( P.113 )…

« Les Egyptiens ont toujours considéré les Libyens comme de véritables sauvages, rebelles à la civilisation »
( P.121 )
Précisons que les Libyens de l’époque sont des Blancs.

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« Il paraît inacceptable que les Egyptiens aient oublié leur origine… les Egyptiens ne l’ont jamais oubliée. Elle est exprimée dans tout leur art, dans toute leur littérature, dans toutes leurs manifestations culturelles, dans leurs traditions et dans leur langage au point que leur pays même était désigné, par analogie avec leur propre couleur – et non pas par analogie avec la couleur de la terre – du nom de Kemit, qui se confond avec celui de Cham, ancêtre des Nègres d’après la Bible. »
( P. 125 et 126 )

« On comprend ainsi que les Egyptiens aient toujours peint leurs dieux en noir charbon à l’image de leur race, du commencement à la fin de leur histoire… la couleur nègre qui fut toujours celle d’Isis et d’Osiris sur les monuments égyptiens... une Egypte nègre ayant civilisé la terre. »
( P.131 )

« Il s’agissait de véritables coalitions de races blanches contre la race nègre d’Egypte… »
( P.153 )

« Kem en Egyptien : kem = noir, devenir noir, obscur…
En Valaf : hem = charbonner, s’emploie pour tout ce qui devient noir par dépassement du point de cuisson…

On voit donc que le mot Kem.t qui est le nom de l’Egypte signifie : la Noire, le t final étant la marque du féminin égyptien, la Noire, dans le sens de pays des Nègres, descendant de KEM ancêtre biblique des hommes noirs… » ( P.277 et 278 )

( Voir ' Parenté Génétique de l’Egyptien Pharaonique et des Langues Négro-Africaines ', Les Nouvelles Editions Africaines, Ifan-Dakar )

« Km : … tas de charbon de bois qui brûle ; charbonner ;… Walaf : hem : charbonner – hamb : attiser le feu »
( pages 92 et 340 )

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( Kem : Noir )

( Walaf : hem : charbonner )
( pages 41 et 92 )

« Kmit : les nègres, les égyptiens ; Walaf : Khem : noir, charbonner ; Khëm-it : le résultat, le produit de ce qui a charbonné »
( page 41 )

« Kmt : Les égyptiens, les Nègres ( littéralement ) C’est le terme le plus fort et le plus explicite qui existe en langue pharaonique pour désigner la noirceur… C’est un collectif formé en mettant l’adjectif noir au féminin singulier suivi du déterminatif composé de l’homme, la femme et les trois traits du pluriel.

Il s’agit d’une règle grammaticale précise de l’égyptien ancien, régissant la formation des noms collectifs : autrement dit, si à l’inverse on veut dans un thème traduire le mot nègre en égyptien ancien, le seul terme adéquat est celui-ci ; toute autre traduction serait grammaticalement erronée ou fantaisiste… »
( page 92 ; voir aussi page 347 ; Le papyrus dit de Kahum ; Source : F.LI. Griffith, Hieratic Papyri from Kahum and Gurob, plate volume, 3, 3.5 )

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« Kmt : La Noire, l’Egypte, le pays des Noirs. Remarquons qu’Afrique Noire et Afrique Blanche sont des expressions où l’on fait allusion à la couleur des hommes et non du sol. »
( page 92 )




« Kmtyw ( prononcé Kèmtyou ) : les Egyptiens par opposition aux autres peuples étrangers ; les nègres, les noirs ( étymologiquement )
A ce terme s’oppose celui de :




Dešretyw… ( Dšrtyw prononcé Déshérètyou ) : les rouges, les êtres ( maléfiques ) que Thot, dieu Djéhouty, a anéantis, c’est un nisbe formé à partir de dsret : le rouge, comme le premier est formé à partir de kmt : la noire ;

Or, il serait ridicule de le traduire par les habitants du désert. En effet, pour les Egyptiens Dieu est noir, les divinités bienfaisantes sont noires, les êtres maléfiques sont ‘ rouges ’. Le noir est la couleur divine et le ‘ rouge ’ la couleur maléfique.

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Les animaux sauvages que Horus combattus pour créer la civilisation sont rouges... dešret, l’hippopotame en particulier…
Seth, le génie du mal, la nature stérile, est dešret : rouge.

En fait, dans tout ce qui précède, rouge et blanc sont synonyme.

Par contre, les épithètes et surnoms suivants sont appliqués aux dieux :
Kem wr ( prononcé Kèm Our ) : le grand nègre ( Osiris, dieu ancestral de la race ).
Kem : noir ( nom de dieu ).
Kmt : la noire ( nom de déesse ).
Km : noir ( appliqué à Hathor, Apis, Min, Thot, Horus )
( page 93 ; Source de Cheikh Anta Diop : Wörterbuch, Vol. 5 )



( Kemher « Km ḥr : visage noir. )


Walaf : her-kanam : visage – hëm : noir charbon » ( page 340 )




« Km : la pupille ; la partie noire de l’œil par opposition au blanc de l’œil appelé ‘ ḥḏ ’ ;
Walaf : hëm : noir, charbon… »
( page 341 )

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« Km : nom de dieu ; noir Walaf : hëm : noir »
( page 341 )


« Km : noir ; épithète du dieu d’Athribis ; nom de dieu et de personne…
Walaf : hëm : noir… » ( page 341 )





« Kmt : une déesse, la vache noire… Walaf : hëm : noir » ( page 341 )



« Kmt : noir, bœuf sacré, s’applique aussi à Apis, aux dieux Min, Thot etc...
Walaf : hëm : noir, charbon … »
( page 341 )

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« Km wr ( prononcé Kèm Our ) : le grand noir, nom du nome d’Athribis… Walaf : hëm : noir – wër : grand au sens moral » ( page 341 )




( Kemour ) « Km-wr : le grand noir ; surnom d’Osiris, d’Athribis… Walaf : hëm : noir – wer : grand
( moralement ) » ( page 341 )



( Kemtiou ) « Km tjw ( Kmtyw prononcé Kèmtyou ) : les ‘ noirs ’ ; les habitants de la Noire, les Egyptiens par opposition aux étrangers…
Walaf : hëm : noir » ( page 341 )

( Kemi ) « Kmj ( Kmy prononcé Kémi ) : le noir, le nègre, titre d’Osiris et titre des dieux Osiris et Min… Walaf : hëm »
( page 341 et 342 )

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( Kemit ) « Kmjt ( Kmyt prononcé Kémit ) : la noire, nom d’une déesse… Walaf : hëm : noir »
( page 342 )


( Kémèt ) « Kmt : La Noire, le pays noir ( le pays des noirs ) ; l’Egypte…
Walaf : hëm : charbonner » ( page 347 )



Kémèt ( variante de Kmt : La Noire, l’Egypte, le pays des Noirs… )
( page 347 )


« Kmt : Coll. ( étymologiquement ) ; Les nègres ; les Egyptiens ; les Kamites des historiens…
Walaf : hëmit : ce qui a charbonné » ( page 347 ; voir aussi page 92 )

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( Theophile Obenga ; Egyptologue, docteur ès lettres, historien, anthropologue, philosophe )

- La Philosophie Africaine de la Période Pharaonique…, Editons l’Harmattan.

« Différents, séparés, variés, les hommes le sont aussi par la couleur de la peau ( Noirs, Blancs, jaunes, etc... ) et le tempérament national, l’éthos…

En anthropologie, l’ethos est bien le caractère commun à un groupe d’individus appartenant à une même société.

Ainsi, quand les Egyptiens présentent dans un tableau ethnique les hommes, les peuples et les races connues d’eux dans l’Antiquité, avec force de détails dans les costumes, les traits physiques, la couleur de la peau, il ne saurait être question de « simples » conventions esthétiques ou du « symbolisme » des couleurs, mais bien de réalités vues, appréciées, « objectivisées ».

Et dans ces tableaux différentiels, les Egyptiens sont toujours peints en noir, comme leurs voisins méridionaux, les Nubiens.
( page 93 )

– « Le noir de l’œil de dit : km, kem… » ( page 314 ) ; Remarque importante : Km ( Noir ), les autres couleurs sont exclus pour l’œil.

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( Kémèt ) « Kmt ( copte Kӗmi ), ‘ Le Pays Noir ’



i.e. l’Egypte : ‘ Le Pays Noir ’ dans le sens concret et exact des mots, comme dans ‘ L’Afrique Noire’ ; il s’agit de géographie humaine : on désigne dans l’un et l’autre cas le pays par la couleur racial des habitants
( cf. l’arabe : bilad es-Sūdān, ‘ Le pays des Noir ’ ).

Egypte en hébreu Misrayim » ( page 239 ) – « …l’Egypte ( litt. : ‘ Le Pays Noir ’ ) » ( page 232 )

- Origine de l’Egyptien ancien du Copte et des Langues Négro-Africaines modernes, Editions L’Harmattan

( Kèm ) « Km, ‘ noir ’ ( charbon )


Mandingue ( mande ) : kami, kambi, kambu, ‘ charbon ; se transformer en charbon ; charbonner ’
( page 275 )…

Mbochi : i.kámà, ‘ être noir par excès de feu ; charbonner ’ ( page 300 )…

Bambara : kami, ‘ réduire en braise ’… ( page 300 ) etc… » ( Les Chemins du Nil, Editions Présence Africaine / Khepera )

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( Aboubacry Moussa Lam ; Egyptologue, docteur ès lettres, historien. )



« … l’appartenance raciale des anciens Egyptiens… La réponse est unanime et constante :
les Egyptiens anciens étaient des Noirs. Ainsi de la Bible avec le fameux Cham ancêtre des Noirs, aux auteurs gréco-latins dont certains comme Hérodote on été des témoins oculaires, la négritude des anciens Egyptiens n’a jamais posé de problèmes…

Cheikh Anta Diop, fidèle à sa méthodologie du ‘ faisceau de faits ’, se tourne alors vers les Egyptiens eux-mêmes. Là aussi leur négritude est avérée : non seulement toute les grandes divinités du panthéon ont reçu l’épithète ‘ noir ’ mais la population en entier portait le nom de Kmt, c’est-à-dire ‘ les Noirs ’ »
( page 45 ).

Pour le mot translittéré Kmt, il s’agit du mot que nous prononçons « Kamits ».

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« Cheikh Anta Diop a très tôt compris l’importance de la langue dans le combat qu’il menait… l’arme linguistique… et ce qui est grave pour tous les pêcheurs en eau trouble c’est que, comme la langue crée les concepts en fonction des besoins du groupe, il est possible d’avoir des repères précis et quasi irréfutables.

Un exemple pour illustrer cela : avec les deux graphies du mot Kmt...

on confond irrémédiablement tous ceux qui affirment mordicus, dans leur tentative d’éviter l’inévitable conclusion… que la noirceur ne s’applique qu’à la terre d’Egypte et exclut les hommes du pays.

Si Cheikh Anta Diop a beaucoup gêné ses adversaires, c’est essentiellement grâce à l’argument linguistique. »
( page 50 )

« …et le caractère pictographique de l’écriture égyptienne ne fait qu’ajouter au désarroi de ceux qui ont plus à cacher qu’à montrer. »
( page 51 )

« Les Soninkés… La cité qui leur aurait donné leur nom, Sonna, est localisée en Egypte ou au Yémen, ce qui est bien loin du Sahara. Même Kumbi ou Kombi, le nom de la capitale de l’empire, pourrait être une déformation de l’égyptien...

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Kmt, le nom même de l’Egypte en pharaonique. En effet ce terme, qui signifie ‘ la Noire ’, a donné kemmbu ‘ charbon ’, ‘ noir-cherbon ’ en pulaar. Kumbi pourrait ainsi être la déformation du même terme en Soninké. Cette hypothèse est d’autant plus envisageable que les fondateurs du Kumbi ne font aucun mystère sur leur origine égyptienne… »
( page 66 )

« … tous les égyptologue traduisent km par ‘ noir ’. Et les mêmes égyptologues acceptent de traduire

par ‘ la noire ’ en conformité disent-ils avec la terre noire de la vallée qui s’oppose à celle rouge du désert.

Là où l’incohérence commence c’est quand la racine s’applique aux hommes avec la graphie que voici :

Kmt. A la place de ‘ les Noirs ’, traduction attendue, on trouve ‘ les Egyptiens ’.

On oublie ainsi qu’ ‘ Egyptiens ’ ne peut pas avoir comme étymologie ‘ Kmt ’ même si celle qui est la plus vraisemblable ‘ Hikuptah ’ ne fait pas l’unanimité ; mais il fallait trouver un terme moins dangereux que celui qui aurait dû normalement être utilisé.

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Malgré tout il est déjà clair que les Egyptiens ont utilisé Kmt ‘ les Noirs ’ pour se désigner en tant que collectivité humaine. Comme ils se prenaient pour les meilleurs des hommes, Rmṯ… la couleur noire devait être hautement appréciée à l’époque !

Elle était effectivement si appréciée que de grandes divinités du panthéon égyptien se sont vu affubler de l’épithète ‘ noir ’ : c’est le cas de Hathor, Apis, Min, Thot, Horus, etc. Quant à Osiris, on l’appelait Km wr ‘ le grand nègre ’… ‘ Le noir est la couleur divine et le rouge la couleur maléfique ’ »
( pages 82 et 83 )

( Mubabinge Bilolo ; Egyptologue, théologien, linguiste, philosophe, historien. )


- Le Créateur et la Création dans la Pensée Memphite et Amarnienne, Editions Menaibuc / publications Universitaires Africaines « L’unique mot qui désigne ‘ Noirs / Nègres ’ est celui-là même par lesquels les
‘ habitants ’ du pays des Pharaons se désignaient eux-mêmes, à savoir : Kmtjw / KAME.

L’hypothèse selon laquelle ce nom désignerait la couleur noire de la terre et non celle de la peau relève de la pure fantaisie. En tout cas, les partisans de cette hypothèse ne citent aucun texte qui vient à l’appui de leur précision. »
( page 258 )

De plus, comme l’a démontré le professeur Mubabinge Bilolo, l’ajout selon lequel Kmt ou Kheme ne se rapporterait nullement à la pigmentation nègre des anciens Egyptiens ou au caractère nègre de leur Culture ne se fondent pas sur les textes pharaoniques, mais sur un passage du chapitre 33 d’Isis et Osiris ( = Moralia, 364 A-C ), relatif au nom de l’Egypte en égyptien : Chmia. Or, le contexte de ce chapitre privilégie le caractère osirien, c’est à dire le caractère nègre des hommes du Pays d’Osiris, de

[page] leur culture et de leur Patrie.

( Intervention du Professeur Mubabinge Bilolo lors de la « Journée ANKH’2000 » ; pour les résumés de cette journée, le 16 septembre 2000, voir Ankh N° 8/9, 1999-2000, page 219 )


( Rene Louis Parfait Etile ; Egyptologue, ingénieur en Chef. )

- Etude sur une Civilisation Négro-Africaine, l'Egypte Antique

Livre des Portes...

Dans notre extrait traduit du « Livre des Portes », l’œil d’Horus est une promesse d’immortalité pour les Néhésiou et pour les Noirs d’une façon générale. Le « Livre des Portes » est une preuve supplémentaire que Remetou ( Egyptiens ) et Néhésiou ( Soudanais ) faisaient partie du même peuple, le peuple nègre, celui d’Horus, le dieu dynastique.

Sekhmet, « Maîtresse de la Terreur » ne protège pas les ennemis de Kémèt. Elle les punit. Elle martèle les âmes des adversaires des Kamits dans la Douat : les Amou ( Sémites ) et la Temehou ( Européens ). Voir notre article sur le site « Châtiment pour les Blancs et Lumière pour les Noirs ».
Voir nos livres en particulier « Etude sur une Civilisation Négro-Africaine, l’Egypte antique »

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( Livre des Portes : Les Sémites )

Avant la publication de notre premier livre, nous trouvions sur le « marché » que des traductions erronées ; par exemple citons en une :
« L'admission des étrangers dans l'au-delà, ici protégés par le dieu Horus, est la conséquence des idées universalistes développées par la religion d'Aton et de l'aspect de plus en plus cosmopolite de l'empire Égyptien. »

Oh !!! N’importe quoi ! Dans le Livre des Portes, les Sémites et les Indo-Européens ne sont jamais sous la protection du Dieu Horus.
Jamais ! Par contre la Déesse Sekhmet vient marteler leurs âmes.

- Etymologie du mot « Néhésiou » :

L’Idéologie raciste occidentale, pour opposer les Néhésiou ( Nubiens / Nubio-soudanais / Soudanais ) aux Rémétou ( Égyptiens anciens ), traduisait le mot « Néhésiou » par « Nègres / Noirs ». Et par conséquent, elle traduisait « Ta Néhésiou » par « Pays des Noirs ».

L’Idéologie raciste occidentale croyait démontrer ainsi que les Égyptiens anciens n’étaient pas des Nègres. En réalité le mot « Néhésiou » ne fait pas appel à la « race » mais à la religion.
Il signifie :
« Ceux qui marmonnent des incantations ». Voir nos livres et articles sur le site.
- Etymologie du mot « Soudan »...

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Parmi les nombreux liens « génétiques » entre le Soudan ancien ( c’est-à-dire Koush ) et l’Égypte antique
( c’est-à-dire Kémèt ), nous avons exposé l’étymologie du mot « Soudan » à partir des textes hiéroglyphiques et coptes eux-mêmes. « Soudan » signifiait dans l’Antiquité «Roi » ou « Reine » d’Égypte.
( Voir notre dernier livre « Soudan aux Origines de la Civilisation pharaonique ». )

Les Kamits traitaient les peuples leucodermes de « maudits », de « pestiférés », de « lépreux », de
« pillards », de « voleurs » et aussi de « Coureurs de sable » :

( Némiou-Shâ ; Coureurs de sable )



- A propos du mot « KAMITS »...

En 2003, dans notre livre « Etude sur une Civilisation Négro-Africaine, l’Egypte antique », nous avions écrit :

« Remarquons que le collectif

kémèt, est traduit par E.A.Wallis Budge black cattle , bétail noir et cela pas à cause de « la couleur du limon du Nil » ( nous ironisons ) mais parce que le bétail est de couleur noire. Sur ce mot, l’idée de noirceur du troupeau est aussi présente dans le dictionnaire Egyptien - Allemand de Rainer Hannig. »

Alors pourquoi on ne veut pas traduire le collectif suivant par « Noirs » ( les hommes et les femmes noirs ) !?

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Réponse : Parce que l’idéologie raciste occidentale refuse d’associer « Noirs » aux « Egyptiens anciens ».

Ce collectif est traduit de façon erronée et volontaire par les falsificateurs : « Egyptiens ».

Certes, il s’agit d’Egyptiens mais le mot veut dire littéralement les « Noirs ».
Le complexe de supériorité de l’Homme blanc et la « Suprématie blanche » risqueraient de prendre un sacré coup de vieux si cette information entrait dans l’enseignement gaulois !

Cependant, l’Homme blanc raciste ne pourra pas y échapper pour longtemps. Il est fichu ! Après Champollion, Volney, Amélineau, Lepsius, des chercheurs aux CNRS avouent la vérité ( Bernadette Menu, Béatrice Midant-Reynes ) ; une politicienne ( Ségolène Royale ) et la Revue d’Histoire ( Historia ) font de même.

Car comme le disait un illustre précurseur de Cheik Anta Diop, l’Haïtien Anténor Firmin :
« Car, pour étouffer la vérité, il faudrait éteindre toutes les lumières de l’érudition et effacer tous les vestiges de la littérature et de l’histoire ancienne. La tâche est au-dessus de la puissance de quelques hommes. Toutes les précautions resteront donc vaines… » - Le Pays des Noirs...

La Graphie « Kémmiou / Kammiou » désigne le pays que nous appelons aujourd’hui « Egypte » et que l’on appelait souvent « Kémèt ». Cette graphie a été construite à partir du verbe « kmm » ( kamm, kemm ) qui veut dire tout comme le verbe « km » ( kèm, kam ) « être noir ». Elle signifie le « Pays des Noirs » ( à l’origine, elle désignait toute la Vallée du Nil ) :

( Kmmiw, kémmiou, Kammiou )


Pour la démonstration, voir notre livre Étude sur une Civilisation Négro-Africaine, l’Égypte Antique, ( p. 48 ).

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Remarque : Avant le pharaon Sésostris III ( 19 siècles avant l’ère chrétienne ), il n’existait pas de frontière politique entre Kémèt ( Égypte antique ) et Koush ( Soudan antique ).

- Chez les Hébreux ( d’après la Thora... )

D’après Champollion, « Kémèt » est le nom vulgaire et populaire de l’Égypte analogue au nom de « Pays de Kam » ( Pays de Cham ) des Hébreux

אדץחם

( Kam / Cham )


Remarquons que « Kam / Cham » dans cette expression ne désigne pas l’ancêtre biblique des Noirs mais le mot « Noir ».
( Voir Jean-François Champollion, Grammaire égyptienne, Solin Actes sud, 1997, page 152, note 2 ; voir aussi La Bible de Jérusalem, les Psaumes : Ps 105 / 23 et Ps 105 / 27. )

D’après la Grammaire de l’Hébreu Biblique, la pluralité est exprimée très souvent par « le singulier collectif ». Le nom collectif proprement dit désigne une pluralité d’individus en tant que formant un groupe. ( on dira donc « Noir » pour « Les Noirs » ).

Il existe la tendance à employer le singulier au lieu du pluriel dans le cas où plusieurs individus ont pareillement une chose, notamment un membre, la voix et pourquoi pas la même couleur de peau.
( Voir Grammaire de L’Hébreu Biblique, P. Paul Joüon S.J. , Editrice Pontifico Istituto Biblico, Rome 1996, pages 412 à 420. )

- Chez les Arabes ( Historiens et géographes )

Le Bilad es-sudan, qui signifie le « Pays des Noirs » ( Pays des hommes noirs ), est le nom donné par les historiens, géographes et chroniqueurs arabes de l’époque classique à une zone qui s’étend entre le Sénégal et l’Éthiopie d’aujourd’hui ( de l'actuel Sénégal à l'Abyssinie ).

Le Bilad es-sudan fut le berceau de nombreux grands empires africains et le foyer de civilisations de renommée mondiale. Le Soudan d’aujourd’hui, pour sa part, n’existe pas en tant qu’État avant 1821.

En effet, les frontières du Soudan actuel sont héritées du colonialisme turco-égyptien. Mehmet Ali, d’origine albanaise, s’était proclamé vice-roi d’Égypte après l’évacuation du corps expéditionnaire français. Il va sans dire que le Soudan d’aujourd’hui fut pendant très longtemps peuplé exclusivement de Noirs.

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- Bref, nous constatons chez les Kamits, les Hébreux et les Arabes, que le monde noir connu, à des époques parfois différentes, est désigné par une expression ethnique récurrente : le « Pays des Noirs ».

Brièvement, nous pouvons compléter par les témoignages de deux grecs importants : Hérodote qui disait que les Egyptiens anciens avaient la peau noire et les cheveux crépus ( Livre II, par. 104 ) et Aristote qui disait qu'ils étaient excessivement noirs ( Physionomie, 6 ).

Comme le disait notre grand frère, Aboubacry Moussa Lam, il faudra bien accepter le verdict des Egyptiens eux-mêmes à défaut de pouvoir accepter celui des scientifiques africains. Effectivement chez les leucodermes, c’est un esprit raciste qui conditionne l’approche de la problématique de la « race » des Egyptiens anciens.

Conclusion :

Une fois pour toutes, voilà notre profession de foi devant Dieu : Pour les Kamits ( NOIRS ) de l’Antiquité
( Kemet-Koush ), la couleur noire était la « Bonne couleur », c’était aussi la couleur de la « perfection », la couleur des Divinités bienfaisantes.

C’est avec tristesse que nous avons appris que la mairie d’une Capitale d’un pays d’Europe ( Paris-France ), était obligée de mener une campagne contre le blanchiment de la peau de certains Nègres
( surtout de négresses ) qui provoque parfois un cancer. Nous y voyons l’immense fossé qui nous sépare de nos ancêtres lointains, la perdition de nombreux noirs complexés, la victoire d’une société qui nous méprise et qui a réussit à nous faire haïr notre propre couleur… la Honte pour nous ! La Honte... !

Quoi faire ? Selon nous, il y a trois priorités :

- Eduquer, former, informer notre peuple selon notre propre paradigme pour relever tous les défis : faim, maladie, guerre, etc...

- « Atomiser » nos Présidents-Dictateurs-à-vie (pour mettre en place des Kamits comme les Cheikh Anta Diop, Théophile Obenga, etc... ) ;

- mettre sur la place publique les complicités de la France et des Nations « voyous » dans le pillage de l’Afrique ( utiliser toutes les voies judiciaires et tous les réseaux d’informations – faire condamner les coupables, vivants ou morts, de toutes sortes de crimes commis « hier » et « aujourd’hui » !

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Pour retrouver sa dignité, le Continent Africain devra tôt ou tard condamner publiquement les actes de tous les « voyous » de la République Française qui ont fait tant de mal à nos pays : c’est le minimum requis !

La Renaissance s’accomplira automatiquement avec le retour de la Maât en Afrique ( Vérité, Justice, respect de la vie, équité, nourriture pour tous, santé pour tous, équilibre cosmique )…

Hotep ! à nos sœurs et frères de la nouvelle équipe de l’Institut Africamaat, vous nous donnez la force de continuer : Bekaye, Venise, Adissa, Mama, Imane, David, Franck, Bella et tous les autres…

Ankh, Udja, Sénèb !

Etile René-Louis ( Imhotep )

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