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Esclavage, Petites hypocrisies entre amis, Episode 2.

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effectuer un travail déterminé » mais ces hommes et femmes « étaient rémunérés » et cela
« donnait lieu à un transfert de services matérialisé par la perception d'un droit de cession ».

Ainsi, elle conclu que :
« Rien ne permet de déceler, dans l'Egypte pharaonique, la moindre trace d'un esclavage privé ». Chose particulière, les captifs de guerre, « par des procédés éducatifs » finissaient par s'insérer dans la société égyptienne après avoir franchi les trois étapes progressives suivantes , sans qu'il soit porté atteinte à leur humanité :

1- Assimilation par le nom et la langue à la société égyptienne ( rupture avec le milieu originel ),

2- Affectation à une demeure ( temples, maisons de grands dignitaires, domaines royaux... ),

3- Affectation à un corps de métiers ou à l'entourage royal ( pour les princes et princesses ).
Ces derniers pouvaient enfin évoluer dans la société égyptienne, dès lors qu'ils avaient embrassé les idéaux de leur nouvelle patrie.



Conclusion :

Compte tenu de l'analyse du champ sémantique des termes égyptiens ( bak, hm et sekher ankh ) exprimant l'idée d'une dépendance excluant toute idée de possession d'individu et de déshumanisation, comme le terme latin Sclavus, on peut affirmer sans se tromper, que les définitions indo-européennes et sémitiques de l'esclavage sont inapplicables pour Egypte ancienne et même pour l'Afrique impériale et que par conséquent cette pratique n'a point existé en Afrique noire de la période pharaonique.

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