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Éloge du révisionnisme : un historien récompensé.

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pendant plus de trois siècles, de plusieurs millions de morts et de la déportation de dizaines de millions de victimes privées de tout droit et de toute liberté. L’organisation méthodique de la négation de l’individu en tant qu’être humain à cause de sa couleur de peau par l’ensemble des puissances dominantes de l’époque, suffit pourtant largement à qualifier sans hésitation, aucune, ce crime.

3°) Olivier Pétré Grenouilleau suggère qu’il aurait fallu faire silence sur l’esclavage, ne pas le décréter crime contre l’humanité pour ne pas faire de « comparaison avec la Shoah » et insinue que cette loi est responsable de l’antisémitisme.

Quel est donc ce mauvais procès ? En quoi est antisémite le fait de reconnaître la traite négrière et l’esclavage comme crime contre l’humanité ? Doit-on désormais renoncer à qualifier tous les autres crimes contre l’humanité comme ceux des arméniens, de Yougoslavie ou du Rwanda ? Dans sa perversité intellectuelle, Pétré Grenouilleau considère la souffrance des Noirs moins importante que celle reconnue, à raison, pour les Juifs.
Est-ce parce que les esclaves étaient supposés de pas avoir d’âme mais être de simples objets ? Tout en affirmant qu’il « n’y a pas d’échelle de Richter des souffrances », Olivier Pétré Grenouilleau, opère un étrange rapprochement qui suscite la concurrence victimaire et ne peut que déclencher les haines entre les communautés.

4°) Pétré Grenouilleau va jusqu’à nier la réalité de l’existence de descendants d’esclaves, qu’il qualifie de « choix identitaire », qui ne correspond « pas à la réalité ».

Pour lui, il s’agit d’une « expression à manier avec prudence ». Le Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais demande une sanction exemplaire contre un homme dont toute l’œuvre tient bien à la volonté de nier toute l’horreur d’un crime imprescriptible contre l’humanité.

Son récent prix délivré par le Jury du prix du livre d’histoire du Sénat résonne comme une gifle infligée à ceux, les descendants d’esclaves, qui ont contribué à l’édification de la nation française et à l’histoire de France.

Par des propos intolérables qui le placent en marge des lois de la République, Olivier Pétré Grenouilleau s’expose aux sanctions pénales prévues pour les révisionnistes. Max Gallo avait déjà été contraint de s’excuser sous la pression du Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais, en décembre 2004 pour avoir déclaré qu’il ne savait pas si le rétablissement de l’esclavage était un crime contre l’humanité. Le Collectif avait en conséquence décidé de ne pas actionner en justice, croyant que cela aurait valeur exemplaire. ( voir le site Internet www.collectifdom.com ; 01 43 54 48 43 / 06 12 48 62 32 )

Par Patrick Karam

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