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Aurélie Bayimbi, 17 ans, du Lycée Pernock-le-Lorrain : " Je réclame le soleil de la conscience "

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se délient et que les traumatismes soient dépassés et vaincus. Or, les programmes d'histoire actuels n'y pourvoient pas ! La reconnaissance de l'histoire des Antilles, de la traite négrière et du système esclavagiste, comme matière à part entière, est donc absolument indispensable : pour un dépassement de la haine, pour une réelle conscience historique, et surtout, pour combattre les manœuvres des institutions scolaires qui visent à redorer le blason des puissances coloniales et à anoblir l'esclavage. Notamment par la loi sur le discours positif sur le colonialisme. Et cela au mépris de la vérité scientifique et de la reconnaissance par l'État de l'esclavage comme crime contre l'humanité.

Au nom de tous et en tant que lycéenne d'origines antillaise et africaine, engagée dans une construction cohérente de ma personne, je réclame la mise en place de dispositions nécessaires quant à un réel enseignement de notre histoire. Je réclame " le soleil de la conscience ".

Je réclame le droit de savoir !
( Par Aurélie Bayimbi, du Lycée Pernock-le-Lorrain, Martinique ; Plaidoirie du 27 janvier 2006, ayant remporté le 1er prix du 9e Concours lycéen sur les Droits de l'Homme. )
( Vous pouvez voir et entendre la plaidoirie sur le site du mémorial de Caen à l'adresse suivante : http://www.memorial-caen.fr/video_2006/p6.wmv )

Par Gilbert Léonard

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